Art Studio Théâtre

Art Studio Théâtre

Accueil > On parle de nous...

presse

Quelques critiques de nos pièces de théâtre (triées au hasard...)

Aller Retour

  • L’avis des spectateurs

    "L’intimité de la salle me plaît. Le texte m’a fait penser à Tennessee WILLIAMS." "Belle mise en scène. Du noir plein de couleurs, celles de la vie. Beau spectacle. Bravo aux comédiens." "Aller/Retour est un excellent spectacle qui fonctionne à la perfection. Pur moment de théâtre, qui jamais ne sacrifie le jeu et l’expression aux faiblesses et bassesses du mélo- psycho." "Presqu’un témoignage brut d’une histoire familiale." "Une pièce superbe, très forte, magnifiquement servie par des acteurs très sensibles. Merci beaucoup pour cet excellent moment." "C’est dur d’expliquer en 2...

  • Notre amour est sur la route - 1995

    Le ciel bas et lourd pèse sur nos coeurs. Chacun dans son coeur a cette humanité... chacun est humanité... tout le monde sait et personne ne veut voir... Alors comment offrir à ce sentiment une fenêtre de liberté ? Comment piquer de mille aiguilles cette douce tranquillité qui voile faussement notre vécu, notre condition d’homme ? La solution est peut être là... percevoir l’universalité qui règne en nous, en maître des lieux, cette idée que toute l’humanité est tout entière comprise en un seul être... Humanité pauvre, humanité perdue, humanité qui a soif de ce liquide bleu qui...

  • MIGRATIONS - 1995

    Écrit et mis en scène par Kazem SHAHRYARI à L’Art Studio Théâtre - PARIS jusqu’au 2 décembre 1995 Nous sommes dans le nord de la France en milieu ouvrier. Deux êtres se retrouvent. L’un, le frère, n’a jamais quitté la maison familiale ; il y demeure, sécurisé par le carcan des habitudes. L’autre, la soeur, la mauvaise fille, revient après quinze ans. L’enfant prodigue ne souhaite pas revoir le père, simplement elle vient chercher sa part. S’engage alors un dialogue entre Albertus et Hester, dialogue de violence feutrée, d’éclats de voix chuchotés car, selon Albertus, il ne faut pas...

Au revoir et bonjour...

  • L’Avant-Scène Théâtre - 2001

    texte et mise en scène de K. Shahryari Coproduction Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine - AST : J’appréhendais de voir le spectacle de Kazem SHAHRYARI, Au revoir et bonjour Monsieur BRECHT (1), car je savais qu’il y mettrait en scène la vie dans un camp de concentration en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale. Il fallait bien qu’un jour cela soit fait. BRECHT n’a pu parler que de son temps. Une beauté théâtrale constante et sobre. Des comédiens qui vivaient, de tout leur être, ce qu’ils disaient. Je revivais ce qu’un jeune homme revenu de l’un de ces camps m’a raconté...

  • Coup de coeur au théâtre - 2001

    Les filtres du poète Sans aucun doute l’opération poétique de filtrage donne à voir et à entendre une oeuvre fossilisée par les brechtiens dogmatiques trop fidèles à la lettre et si peu à l’esprit de Brecht. C’est un retour au sens de Brecht que prône le metteur en scène. C’est un pari d’autant plus audacieux que l’on sait que la vestale de l’oeuvre qui en est l’héritière testamentaire, Barbara Shall-Brecht, la fille intraitable, a des idées fixes au sujet de la fidélité envers l’oeuvre : "On peut faire des coupes, mais j’interdis de mélanger des textes de Brecht entre eux, ou avec des...

  • Eva Lacoste - 2001

    Kazem Shahryari explore le destin d’hommes et de femmes impliqués dans une histoire conçue pour broyer. Poète et homme de théâtre, il s’inspire de Grand-peur et misère du Ille Reich, et investit l’ oeuvre de Brecht avec sa vision particulière. Son premier contact avec les planches, Kazem Shah­ryari le doit à un modeste comique qui anime les mariages à Téhéran, avant de créer sa première pièce à l’âge de 9 ans. Dramaturge, metteur en scène et comédien, il connaît par ses écrits l’opprobre du shah et celle des aya­tollahs et quitte son pays avant de créer l’Art Studio Théâtre sur les hauts de...

Chantier inédit d’Anton

  • Le Collectif d’Acteurs

    L’Art Studio Théâtre a 13 ans. Depuis 1993, nous louons à l’OPAC (avec un bail commercial !) cette salle qui nous a été livrée brut de béton. Tous les aménagements extérieurs et intérieurs ont été effectués à nos frais. Depuis 6 ans, chaque année, nous réussissons bon gré, mal gré, à vous présenter deux créations pour la plupart originales, des lectures, des mises en espace tout en conservant le volet de la formation continue et des rencontres autour des métiers du spectacle. Nous avons accueilli plusieurs jeunes compagnies pour leur création d’auteurs vivants. Etant une structure...

  • Isabelle Renson

    Théâtre, liberté et exil Le théâtre est sa patrie. Dramaturge, metteur en scène et directeur d’acteurs, Kazem SHAHRYARI a choisi l’art le plus cruel pour explorer les coulisses de l’âme humaine. Sa clairvoyance est touchante, bouleversante et tellement déconcertante. Il est passé maître dans l’analyse des comportements. Par une pédagogie de l’écoute et du secret, il instille le souffle de la vie dans le travail de l’acteur. Il crée une scène de liberté. Libre, il l’est. Il étonne même par son extrême autonomie intellectuelle et morale. Opposé à tout conformisme, il ne fait aucune...

  • A l’Art Studio Théâtre

    Kazem SHAHRYARI a écrit plusieurs recueils de poésie et pièces de théâtre et monté de nombreuses pièces avec une prédilection pour le théâtre épique (Sophocle, Shakespeare, Brecht, Shaw, Ziger, Anouilh...) en Iran, son pays d’origine. Son engagement politique l’a contraint à l’exil. En France, il assure depuis 1986 la direction artistique de l’Art Studio. En 1993, "toujours aussi déterminé à chanter la liberté par la biais du théâtre, Kazem SHAHRYARI s’installe dans un petit lieu qu’il a entièrement refait", (L’Avant-Scène Théâtre) sur les hauts de Belleville à Paris... pour y présenter...

  • Extraits de presse - 1999

    « L’homme est courageux, curieux, et il a visiblement un goût sûr. …il a très bien dirigé ses acteurs dans la cohérence et la vérité. » Jean-Luc JEENER (Figaroscope) « …citoyen du monde, … porteur du poids des mots sur la scène » Jocelyne SAUVARD (Le Journal du théâtre) « Kazem Shahryari réussit la gageure de révéler l’impact sans rémission du tragique le plus intemporel (issu du modèle grec) dans la situation la plus actuelle. … rigueur dans l’engagement et l’écriture. Un théâtre qui sait répondre à l’urgence pour sauvegarder, dans la face à face maîtrisé, la parole échangée. Parole venue...

  • Kazem Shahryari

    L’homme qui savait voir le fantastique dans tout ce qui fait la vie Le souffle de la steppe court dans le champ de vision d’Anton TCHEKHOV et l’angoisse de l’homme s’y mesure à la grandeur des cieux. Pourtant, un désir traverse tous ses écrits, un désir de rire, une envie de théâtre comique. Pourquoi ? La raison en serait-elle la légèreté de conscience de ses personnages, leur ignorance par rapport à la mort, l’oubli d’une douleur ou simplement l’envie de se distraire ? L’illusion et l’incapacité de comprendre la vie de l’instant ? Attendre, pourquoi attendre ? La peur ?...

Couleurs de Femmes...

  • L’Humanité - 2007

    La mémoire des femmes ou l’avenir Théâtre. Avec Couleurs de femmes, l’été, Kazem Shahryari évoque la nécessaire transmission des histoires familiales pour naître à la vie. Avant d’être pièce, Couleur de femmes, l’été, de Kazem Shahryari, fut rencontres avec des femmes de Vitry-sur-Seine, où le metteur en scène est en résidence, de Roumanie et de Hongrie. De ces échanges, qui n’étaient pas collectage de paroles mais imprégnation poétique « pour qu’à un moment donné quelque chose me fasse vibrer et me reste », l’auteur a extrait ce premier volet d’une trilogie à venir sur la femme. Ainsi donc...

  • Cassandre - 2007

    « Couleurs de femmes l’été », c’est le titre du dernier spectacle de Kazem Shahryari. « Couleurs de femmes l’été » c’est du théâtre comme nous n’avons pas l’habitude d’en côtoyer, du théâtre qui bouscule ; ce théâtre-là peut peut-être au prime abord surprendre et laisser notre intellect circonspect car nous sommes habitués à de l’émotion brute ou à de la crue dénonciation ; or là il ne s’agit pas de comprendre par l’effort de la pensée mais de ressentir au-delà même du mot et de l’intelligible. Kazem Shahryari n’a pas cette approche parfois un peu complaisante du spectacle occidental vivant...

  • TheatrAuteurs.Hautetfort - 2007

    Un incendie de forêt, l’été - quelque part, dans le sud de la France. Des êtres vont se croiser en un point donné, épargné par les flammes. Pour écrire cette pièce, Kazem Shahryari a recueilli le témoignage de femmes venues des quatre coins de l’Europe, qui se sont racontées. Par le biais de cette situation de crise (le feu) nous allons les découvrir, une à une, elles et leur famille, apprendre de leur bouche les épreuves traversées, le courage qu’il faut avoir quand on doit tout reprendre de zéro, tout réinventer, tout reconstruire. Deux jeunes filles puisqu’elles sont l’une et...

  • Cosmopolitaine, France Inter - 2007

    Des aventures héroïques du théâtre Je suis allée à l’Art Studio Théâtre qui est un endroit absolument insensé. C’est dans une petite rue du 19e arrondissement (120bis rue HAXO - m°Porte des Lilas) dans une espèce de résidence tout ce qu’il y a de plus peinard. Vous entrez et il y a tout au fond un théâtre minuscule qui a été construit par et sur des deniers de Kazem Shahryari. K.S. est un iranien. Il est né en Iran, il a quitté son pays en 83. Il fuyait la république islamique après avoir été emprisonné et torturé à plusieurs reprises. Donc il arrive en France, il veut faire du théâtre....

  • Les Trois Coups - 2007

    Sacrés liens et liens sacrés Kazem Shahryari, auteur, metteur en scène et poète d’origine iranienne, propose dans son nouveau spectacle « Couleurs de femmes l’été », un kaléidoscope de personnages, où la temporalité se dissout dans la force du lien. C’est joliment écrit, mis en scène avec élégance, et les comédiens font vivre ce texte avec passion et détermination. Un univers unique à découvrir. Le feu ravage les forêts alentour. C’est l’été. Nous sommes quelque part dans le sud de la France, dans une espèce de no man’s land, où atterrit Lola, qui cherche à téléphoner. Elle tombe sur un...

  • Figaro Magazine - 2007

    « Couleurs de femmes l’été » Une leçon d’exigence C’est l’été, la saison chaude, la saison des incendies. Deux jeunes filles se retrouvent dans une forêt, égarées, à la recherche d’un téléphone pour se rassurer et rassurer leur famille. L’incendie n’est pas si loin, même s’il a peu de chances de les toucher. Elles ne se connaissent pas et se croisent à peine, rencontrant le même homme étrange qui tient une espèce de café. Mais leur destin se confond entre souvenir d’abandon et mal-être d’aujourd’hui. Passé et présent se mêlent dans ce lieu qui finit par perdre toute réalité tangible. C’est une...

Le Secret de Shouane

  • Notes pédagogiques

    Point de départ d’un travail sur la différenceDocument établi par Isabelle Renson, Professeur des écoles Objectif principal : en découvrant la multiplicité et donc la richesse du monde permettre à l’enfant d’appréhender la diversité humaine et d’accepter les autres 1) Les enfants dans le monde, les enfants de ma classe Objectif : Connaître divers aspects du patrimoine, l’existence d’autres civilisations et d’autres cultures Activité : Dans des magazines, faire découper des photos d’enfants de pays, de continents différents. Tous les enfants n’ont pas la même couleur de peau, tous...

  • Critique de Joslyne SAUVARD

    Un divertissement qui fait grandir. Haut en couleurs. Hassan naît chauve… et le reste jusqu’à sa majorité, faisant le malheur de son père et la disgrâce de sa mère. Ce qui n’entame pas une seconde sa bonne humeur. Son esprit d’à propos, s’il tombe parfois à côté, lui valant mille mésaventures, fait le bonheur du public. On participe, on se régale des farces, quiproquos et conflits qui fatalement s’ensuivent dans une espèce de farandole aux belles couleurs de l’Orient où le bleu de l’Iran prévaut, soutenue par la musique de Barzan YASSIN, compositeur kurde. La danse, car tous ceux qui...

  • Le Monde (Aden) 2 - 1998

    Spectacles Le secret de Shouane de Kazem Shahryari, mise en scène de l’auteur jusqu’au 31 décembre à L’Art Studio Théâtre Le parcours initiatique d’un jeune garçon qui a le malheur de naître chauve. Choc mortel pour son père, sujet de désespoir pour sa mère, la calvitie de Hassan Katchal est dans ce conte oriental une métaphore de la différence, source d’exclusion. L’histoire de la métamorphose du jeune benêt Hassan Katchal en grand musicien "roi du pays des Sept Fleurs Rouges, des Sept Villes d’amour des Sept Ruelles sans fin" est un récit sinueux aui, pour être souvent loufoque, ne...

  • Le Parisien - 1998

    Il était une fois un enfant chauve "Il était une fois, dans le pays aux sept fleurs rouges, aux sept villes d’amour et aux sept ruelles sans fin, un homme qui avait tout pour être heureux, sauf un enfant." Mais la vie de cet homme s’illumine quand, enfin, un fils naît dans son foyer. Malheureusement, ce joyau tant espéré naît chauve, ce qui lui vaut le douloureux sobriquet de Katchal (chauve ou oeuf). Honteux, le père d’Hassan s’effondre et son âme se perd au fond de son "saz", son instrument à cordes. DESCRIPTION : Au cours de son voyage, l’enfant chauve rencontre les...

  • Télérama - 1998

    Transposée en comdie bouffonne, presque comédie dell’arte, cette adaptation d’un conte oriental respecte les règles du genre ; mais c’est pour mieux les transgresser. Les aventures d’un garçon sans cheveux, son parcours initiatique parsemé de chants et de danses, sont prétexte à rire en poussant le bouchon aussi loin que possible du côté de l’insolence. Avec des personnages taillés sur mesure, comme le méchant maitre ou la dame qui a des gaz, sans nulle vulgarité, sur fond d’élégante musique kurde. C’est un véritable délire. Tout public à partir de 5 ans. Mercredi et samedi, 14h30,...

  • PARIS MÔMES - 1998

    Viens dans mon quartier ! En haut de Belleville, au pied d’une forêt d’immeubles qui ont grandit trop vite, se niche un petit théâtre, fragile havre de paix et de magie pour les enfants du quartier qui ne se font pas d’ailleurs jamais prier pour venir frapper dans leurs mains au rythme du saz ou des percussions. Ca se balance, ça ondule. La vois du conteur semble venir d’un autre monde. Pour son malheur, Hassan, le jeune héros de notre histoire, est chauve. Et ça lui empoisonne l’existence ? Hassan se met alors en quête d’un travail, sorte d’allégorie de la normalité sociale,...

  • Le Monde (Aden) - 1998

    Le Secret de Shouane de Kazem Shahryari, mise en scène de l’auteur Toute l’année à l’Art Studio Théâtre Le parcours initiatique d’un jeune garçon qui, pour obtenir le saz (instrument de musique kurde) de son père, doit d’abord trouver du travail. Sur sa route, Hassan croise le potier, le tisserand, l’épicier... et finit par conquérir le coeur d’une jeune princesse. Un conte rythmé par la musique de Barzan Yassin, violoniste d’origine kurde et grand joueur de saz. Les mercredi et samedi à 14h30 ; 60F, enfants 30F. A partir de 7...

Lethal Romance

  • Marianne - 2000
  • Actualité Juive hebdo - 2000

    La mort au pays de Mickey (…) Texte rapide, au rythme saccadé, musical, cinglant autant que poétique. (…) Le metteur en scène, Kazem Shahryari, se bat à travers ses actions théâtrales, pour combattre la xénophobie, le racisme, l’ignorance. Il a voulu, à partir de ce texte fort, dérangeant, y créer un esprit, un espace, un temps, une musique et il y a joliment réussi, en signant une mise en scène efficace, ingénieuse, originale, donnant la part belle au texte (…) et aux comédiens, tous excellents dans leur jeu et leurs rôles respectifs. Pièce poignante, essentielle qui traite de la...

  • Le Bloc-Notes 2 - 2000

    23 Novembre 2000 N°1899 Euripide dans ses tragédies, théâtre d’idées et de souffrances, dénonce un monde dans lequel ni les dieux ni les humains ne sont assurés de rien. Jocelyne Sauvard dans "lethal romance" (publié chez l’Harmattan, col1ection Théâtre des cinq continents) dénonce l’injustice cruelle d’un système judiciaire qui humilie l’être humain, aussi bien les condamnés que ceux qui veil1ent sur eux professionnellement. Il n’y a aucune démagogie dans cette écriture qui ne peut se résumer à un « pour ou contre la peine de mort ». L’écriture des 24 scènes est concise et précise...

  • Le Bloc-Notes - 2000

    23 Novembre 2000 N°1899 THEATRE Lethal Romance ou Mortelle rap-sodie, mise en scène de Kazem Shahryari. On compte et on recompte en Floride... Autres chiffres d’une sinistre exactitude : 147 exécutions au Texas depuis que Bush en est gouverneur. Enquêtes bâclées, avocats commis d’office, des dizaines d’innocents, plutôt noirs, pauvres, exécutés. De toutes façon, tout coupable exécuté transforme la société qui le condamne en société d’assassins. Jocelyne Sauvard écrit le tragique : de ceux qui sont nés au fond d’un Romance est l’histoire emblématique de Dean, 16 ans, afro-américain,...

  • Hebdo93

    Rubrique : « Je sors de ma coquille » et « J’y vais » par J. V Quand le théâtre s’engage : Cette semaine, heureusement surpris par des créations qui bousculent un peu notre réflexion ! Enfin du théâtre tel que nous en avons besoin pour casser notre petit ronron culturel habituel. Parlons d’abord de la pièce de Jocelyne Sauvard " Lethal Romance " OU " Mortelle rap-sodie " qui se joue actuellement … l’Art Studio Théâtre dans le 19ème. Mise en scène par Kazem Shahryari jusqu’au 29 novembre. Il s’agit d’un sujet sur lequel on doit débattre, se battre, découdre et croiser le fer pour...

Ombre et Lumière d’Avril

  • Dans le monde Ou hors du monde ?

    Tous en Scène Avril n’est pas un mois, mais une toute jeune fille. Dans la maison qu’elle a habitée, un couple débarque, pour démar­rer une nouvelle vie. Arrive une inconnue, avec un présent, qui se met à hanter les lieux et ef­fraie la jeune femme. Prémoni­tions, ondes négatives, elle res­sent la présence d’autres. D’abord angoissant, la pièce va devenir un hymne à la vie. Un texte magnifique de Dermot Bol­ger, auteur irlandais contempo­rain fort peu joué en France, à découvrir. Assia...

  • Fantômes d’amour

    Huis clos irlandais pour une balade qui mêle passé et présent avec bonheur. Auteur de Prodige, joué l’année dernière dans ce même théâtre et découvert en France pour l’occasion. Dermot Bolger est un très grand écrivain irlandais. Son théâtre mêle onirisme et réalisme. Cette dernière pièce, Ombre et lumière d avril. tranche avec les autres par son optimisme. Ça débute pourtant d’une manière inquiétante : un couple emménage dans un nouvel appartement. L’atmosphère est pesante. La femme, enceinte. fragilisée d’avoir déjà fait deux fausses couches, ressent une angoisse qui redouble très vite :...

  • Etrange Kaléïdoscope

    Ombre et lumière d’avril, de Dermot Bolger, mise en scène de Kazem Shahryari, jusqu’au 19 avril, Art Studio, Paris XIXe. Tél. : 0142457325. comment parler d’une pièce inconnue, d’un auteur discret, joué dans un lieu improbable ? Peut-être tout simplement en précisant qu’il s’agit, comme souvent à l’Art Studio, d’une surprise comme on en voit peu. Ombre et lumière d’avril, de l’auteur dramatique et romancier irlandais Dermot Bolger, mis en scène par l’excellentissime Kazem Shahryari, est un petit bijou, soigneusement disposé dans un écrin pas plus grand. Dans les années 90,...

  • Cosmopolitaine

    dimanche 6 avril 2003 invités Leonardo PADURA Leonardo PADURA est né à La Havane en 1955. Il est l’auteur d’une tétralogie intitulée "Les quatre saisons" publiée au Mexique, à Cuba, en Espagne, en Allemagne et en Italie, dont font partie "Electre à La Havane", "L’automne à Cuba" et "Passé parfait", tous publiés aux Editions Métailié, ainsi que "Mort d’un chinois à La Havane". Leonardo PADURA a commencé sa vie en écriture comme journaliste, délégué en Angola, où il a passé un an comme reporter pendant la guerre, et depuis il n’a plus cessé d’écrire, des romans, des nouvelles, des essais,...

  • Critiques de presse - 2003

    Texte de Dermot BOLGER, mise en scène de K.Shahryari : ça se joue comme une partition de musique… Nathalie Veneau et Camille de Sablet, deux chipies merveilleuses !... José Artur Pop Club France Inter Comme souvent à l’Art Studio Théâtre, une surprise comme on en voit peu. Ombre et Lumière d’avril, de l’auteur dramatique et romancier Dermot Bolger, mis en scène par l’excellentissime Kazem Shahryari, est un petit bijou… Un kaléidoscope de suspense et d’étrangeté, original et redoutablement efficace. Peggy Olmi dans Marianne Prodigieux… magique… j’invite les auditeurs à aller voir ce...

Parle-moi du Soleil...

  • La Terrasse - 1997

    Les immigrés - France 1997 Un jeune immigré voit, impuissant, sa vie basculer et sombrer Dans l’espace de l’Art Studio Théâtre, les comédiens sont si proches des spectateurs que la distance entre vie et et la scène tend à s’effacer. Cette impression est rendorcée oar ke réalisme du spectacle qui se joue. Le sol est jonché d’amas désordonnés de vêtements et de bouteilles d’eau, paysage apocalyptique cherchant encore à s’abrevoir pour renaître. La pièce s’ouvre sur un monologue frénétiquement désespéré de l’héroïne, rompu de berceuces à un enfant mort-né. Le mari, immigré echappé du poste...

  • L’Humanité - 1996

    IRANIEN EXILÉ en France depuis 1982, Kazem Shahryari a écrit et mis en scène "Parle-moi du soleil et des oliviers". La pièce passe plutôt inaperçue dans le foisonnement du off. Si le spectacle est loin d’être parfait, c’est cependant injuste. D’abord parce que le thème - un drame privé provoqué par la garde à vue prolongée d’un jeune immigré - n’est pas anodin. Ensuite parce que l’écriture de Shahryari ,d’u lyrisme tendu, ne manque pas de puissance. Il est vrai en revanche que la mise en scène est brouillonne et qu’à côté de Dominique Falcor, plutôt convaincant, le jeu du jeune Mustapha...

  • Hommes et Migrations - 1997

    Une femme seule dans un appartement, Marianne. Elle chante la berceuse de l’enfant qui dort. Chant de l’union ou de la solitude, de l’amour ou de la mort. Long monologue, un souffle, un cri qui nomme l’absence, au point de rencontre de la folie. Le tragique est là, au coeur de la nuit et du silence. Un homme survient, le compagnon disparu depuis des semaines, arrêté et qui s’est évadé : innocent ou coupable ? Dialoguer certes, mais est-ce encore possible ? L’absence n’a-t-elle pas tué la confiance ? Coupable de n’être pas né là, en ce pays, d’être témoin du crime, de vouloir rêver...

Prodige

  • A passion for the political power of art

    04/06/2002 Theatre director, poet and playwright Kazem Shahryari may have adopted Paris as his home, but he draws on his native Iran - and Dermot Bolger’s Ireland - in his work, he tells Lara Marlowe. It is the last day of Kazem Shahryari’s triumphant Paris production of Dermot Bolger’s The Passion of Jerome. In the foyer of his Art Studio Theatre, in the working-class, immigrant neighbourhood of Belleville, Shahryari brews tea in a samovar and talks in exuberant disorder of his "extraordinary love story" with Bolger’s work, the death of his closest friend the previous...

Sans la Voie Lactée

  • Le Provençal - 1996

    Paradis perdu Il est 2 heures du matin. Omid le ciuisinier s’aprête à fermer le snack dont il est l’employé quand deux hommes arrivent : David, saoul et bruyant et son copain Thomas, timide et angoissé. Dans "Le petit Parradis" (c’est le nom du snack) leurs destins dont se plier à jamais. Installé derrière un grillage, le public assiste, impuissant, à la montée de la violence. Car ces trois hommes ont quelque chose de "cassé" à l’intérieur. Et leurs histoires personnelles se rejoignent dans une détresse commune. Kazem Shahryari signe avec "Sans la voie lactée" un texte efficace,...

  • L’Olivié - 1996

    Au fond de l’impasse... l’issue fatale ! Dès le début de la pièce sans la voie lactée, le climat d’oppression est par ce grillage, accessoire inattendu, interposé entre le public et l’espace de jeu ; ce grillage-là est hermétique, pas comme ces merveilleux réseaux maillés du film West side story dont on avait fini par croire qu’ils n’étaient placés là que pour pouvoir être franchis par les jeunes héros, adroits comme des signes, mais arrêter les flics. Le climat que nous impose la pièce dans son déroulement est sans aucun doute possible un climat de malaise, celui d’un monde à l’horizon...

  • L’Avant-Scène Théâtre - 1996

    Par Hélène KUTTNER C’est en 1986 que Kazem SHAHRYARI, poète, acteur et metteur en scène d’origine iranienne, ayant fui son pays, crèe l’Art Studio Théâtre, atelier d’entraînement pour les professionnels de la scène. Depuis 1993, toujours aussi déterminé à chanter la liberté par la biais du théâtre, il s’est installé dans un petit lieu qu’il a entièrement refait, à deux pas de la Porte des Lilas et à l’ombre de hauts immeubles protecteurs, où il présente sa troisième création. L’espace, ouvert en angle au public, est cerné par un grillage (décor Laure Malmontet et lumières Jean-François...

  • Critiques - 1996

    "Une pièce (...) d’un auteur, Kazem SHAHRYARI, qui poursuit à l’Art Studio Théâtre,(...) une carrière exemplaire, mais malheureusement extrêmement confidentielle, et c’est dommage, car il fait un travail souvent très intelligent (...). Ce fut le cas avec "Contre-expertise d’un conte" d’après "L’exception à la règle de Bertolt BRECHT". Et, là, c’est le cas avec "Sans la voie lactée", texte qu’il a écrit lui-même et qu’il met en scène. Dans cette pièce, il est question de la perte du sens et de la perte du sentiment cosmique chez les hommes. (...) Ce sont trois hommes qui se retrouvent une...

  • Quand l’"ignoble" Kazem SHAHRYARI nous oblige à entrer...

    ...dans le débat comme dans un jeu de rôles C’est un lieu banalement quelconque dans lequel chacun de nous s’embourbe un jour ou l’autre : Un coin de parking d’une banlieue du bout du monde, Ou peut-être une buvette déglinguée d’une plage bétonnée. A moins que ce ne soit le sas d’entrée vers l’enfer, Un univers clos, enfermé sur sa solitude, Superbe fleuron de la fracture sociale. Pourtant, à première vue, Yannig SAMOT, alias OMID l’Iranien, gérant plus ou moins clandestin de la buvette, est plutôt satisfait quand on fait sa connaissance : son boulot terminé, il s’apprête à retrouver...

  • Trio efficace pour loufoquerie amère

    Deux heures du mat, un snack-bar de banlieue "Au petit paradis"... Un paradis, tu parles ! Quelques tabourets devant un comptoir surplombé d’un petit auvent jaunâtre, une terrasse en bois entourée de grillages, des palissades couvertes de graffiti, de tags et d’affiches, un téléphone publique... Pas un chat. En bruit de fond, une petite télévision distille le programme insipide de la nuit en noir et blanc. OMID, le cuisinier du snack, achève tranquillement sa journée. Son coeur est à la joie : il pousse la chansonnette et esquisse quelques pas de danse, demain il part en...

  • Huis clos ouvert sur l’univers

    La voie lactée [2], jadis, était pensée comme le séjour en gloire stellaire des morts. La contempler était une paix dans l’âme du voyageur. Le néon d’un snack-bar est désormais la seule lumière, le lieu d’absence du paradis. Ils sont trois. David, celui qui ne respecte rien et ne sait où aller ; Thomas le simple, l’infirmier malade et qui fut exempté « à cause de son problème » ; Omid, le serveur (alias Bernard) d’abord joueur de chingue au Gabrestan... Ils ne cessent de parler de langues qu’ils ne comprennent pas, de cet argent qui leur fait défaut, des femmes avec lesquelles ils ne...

  • La pièce

    La France, une banlieue, une Z.U.P., un snack, un "Petit paradis" pour celui qui a tout perdu, vocation et illusions. Résigné, docile et soumis, OMID le musicien gabre [3] est à présent cuisinier. Enchaîné à la scène de sa vie, il cherche à gagner son droit à l’existence. "La France, c’est comme partout ailleurs... quand on ne travaille pas, on n’existe pas". On n’échappe pas à sa réalité, on la vit. Vie antérieure que seul un magnétophone accroché à sa ceinture ranime. Danse et chanson ravivent, un instant, la braise d’un regard en exil. Sans compromis, impulsif et violent, DAVID vit sa...

Un Jour un Poète

Une Poignée de Sable

  • Une poignée de bonheur

    L’Art Studio Théâtre accueille le spectateur comme un ami offrirait un verre à celui qui franchit pour la première fois le pas de sa porte. Nichée au fond d’une cour d’immeubles du XIXème arrondissement, à deux pas de la Porte de Lilas, cette petite salle a une âme, celle de son fondateur, Kazem Shahryari, auteur, metteur en scène d’origine iranienne, qui a dédié sa vie à la création théâtrale. Ce touche-à-tout passionné par les contes a décidé de nous amener cette fois en voyage avec la pièce d’un auteur polonais contemporain. « Une poignée de sable » parle d’amour, de solitude et de...

Le Secret Espoir de...

  • C’est la vie

    Les mésaventures d’un jeune garçon qui a eu le malheur de naître chauve... Pour obtenir le Saz (instrument à cordes kurde) de son père et accepter sa différence, Tchoul, va devoir trouver un travail. Au cours de diverses péripéties, il rencontrera le potier, le tisserand, l’épicier, sa femme Kaoki, le serpent rouge et puis tous les animaux de la forêt dont il sera élu roi. Il trouvera l’amour de la jeune princesse et deviendra le musicien du pays des sept fleurs rouges des sept villes d’amour aux sept ruelles sans fin. S’il met en scène la thématique de la différence, Le Secret...

  • Après Le Secret Espoir de Tchoul…

    Classe de 2nde A J’ai bien aimé : l’histoire, les décors, les chants mais aussi le thé et les cacahouètes dans le salon avant d’entrer dans le théâtre. Je n’ai pas aimé : le fait que c’était le soir. Cathia J’ai bien aimé le théâtre parce que d’abord c’était très intéressant puis triste par moment (que la naissance de cet enfant tant attendu soit une déception pour ses parents car il est Tchoul, ce qui a tué son père). Le fait aussi que cette histoire soit racontée par un aveugle. J’ai bien aimé aussi l’esprit famille qu’il y a eu après la pièce en parlant autour d’un goûter. El...

  • Avis des spectateurs

    Vous pouvez laisser votre avis sur le spectacle « Le Secret Espoir de Tchoul » Voici déjà, une sélection des messages du livre d’or... Note : Les messages postés ici passent par un modérateur avant d’apparaître sur le site, patientez quelques temps... Les messages publicitaires qui n’ont rien à voir avec le sujet seront refusés. Merci de votre compréhension !

  • Tchoul cherche son Saz

    Le secret espoir de Tchoul, conte musical écrit et mis en scène par l’Iranien Kazem Shahryari, revisite avec humour un conte traditionnel iranien. Dans un joli décor des Mille et une nuits - ambiance feutrée, drapés multicolore, tapis d’orient -, Kazem Shahryari et le joueur de saz [4] Barzan Yassin déclinent l’aventure de Tchoul, l’enfant chauve, obligé de trou­ver un travail pour récupérer le saz de son père disparu. Joseph Fazenda, Rana Ahmadi et Mathieu Dufourd, comédiens de l’Art studio théâtre créé par Kazem Shahryari, alternent habilement plusieurs rôles chacun. Kazem Shahryari...

Concert-Poèmes

  • Tunisie, Egypte… Iran : écho des résistances artistiques au Moyen Orient.

    écouter le fichier audio (1h18minutes) Depuis l’entretien qu’il avait accordé à notre revue en 2003 [5], nous avons retrouvé Kazem d’étapes en étapes, lors des soirées « Exils » à la Chapelle des Récollets, ou aux rendez-vous nomades des « Fils de l’oralité ». Cette archive est aussi témoin du continuum de pensée et d’action qui anime notre démarche éditoriale. Depuis les montagnes kurdes où il prend conscience du pouvoir des mots après avoir été humilié pour avoir écrit un poème, jusqu’aux planches de l’Art-Studio Théâtre à Paris dans les Hauts de Belleville, qu’il fonde entièrement et...

  • Magique...

    Le moulin Fayvon, lieu culturel magique situé au pied de la Résidence du Parc, accueillait le poète d’origine iranienne pour cette 11e édition du Printemps des Poètes. Les papilles délectées par un bon repas préparé par l’association Synergie Plus (qui anime entre autre des ateliers de socialisation par la langue qui vise l’insertion sociale des personnes non francophones), nos oreilles se sont réjouies à l’écoute de la déclamation poétique de Kazem Shahryari. Ce poète, dramaturge, metteur en scène, était accompagné, pour l’occasion, de deux fabuleux musiciens, Mostafa Amidi Fard et...

  • Avis des Spectateurs

    Vous pouvez laisser votre avis sur les Concert-Poèmes... Note : Les messages postés ici passent par un modérateur avant d’apparaître sur le site, patientez quelques temps... Les messages publicitaires qui n’ont rien à voir avec le sujet seront refusés. Merci de votre compréhension !

  • Concert poème le 13 mars au Moulin Fayvon

    Le 13 mars 2009 a eu lieu dans l’atelier de Monte Laster, au moulin Fayvon, un concert-poème de l’auteur d’origine iranienne Kazem Shahryari. Accompagné de deux musiciens Mustafa Amidi Fard et Yassin Barzan, il déclamait ses poèmes en langue française. De par leurs origines, les influences musicales et poétiques sont à rechercher du côté du kurdistan irakien mais aussi des traditions persanes, et cela aussi bien au niveau des thèmes abordés que de la couleur des poèmes de Monsieur Shahryari. Organisé en collaboration avec l’association Synergie plus, le rendez vous a su...

Automne Précoce

  • Rroms de théâtre

    [...] Kazem Shahryari connait bien les deux [migration et immigration]. Homme de théâtre d’origine iranienne, il a fondé l’Art Studio Théâtre dans le 19è arrondissement de Paris. Il s’est intéressé à l’Irlande pour Départ et Arrivée, une pièce écrite à quatre mains avec le dramaturge irlandais Dermot Bolger, une histoire de migrations croisées entre l’Europe et l’Orient. Aujourd’hui, il vient de créer L’Automne précoce, qui débute par l’assassinat d’une « réfugiée rrom », même si elle n’a pas de présence physique sur scène. L’acte barbare est relaté par des personnages masqués, « les arbitres...

  • Studio Théâtre par Laure Adler

    invités : Sadreddin ZAHED Sadreddin ZAHED est persan. Pendant ses études universitaires aux Beaux Arts, il rejoint la troupe des comédiens de l’Atelier de Théâtre de Téhéran. Il y interprète plusieurs grands rôles, notamment celui du Prométhée d’Eschyle. En 1971, il rencontre Peter Brook pour Orghast joué au festival d’arts Chiraz /Persépolis, qui représente aux yeux de quelques uns, un des plus grands accomplissements théâtraux de ce temps, comme le souligne Guy Dumur dans sa préface de l’Espace Vide. Cette rencontre avec Peter Brook est décisive. En effet, il crée par la suite avec...

  • Avis des spectateurs

    Après deux semaines de représentations à La Courneuve et un mois au Lucernaire, vous avez vu l’Automne Précoce j’espère, laissez vos avis et replongez-vous sur la pièce... Rassurez-vous, elle va reprendre à l’Art Studio Théâtre et ailleurs (suivez la programmation ou les brèves)

  • Un destin inachevé

    L’Automne Précoce Deux femmes, une histoire, un destin. Ces deux personnages ne se connaissent pas mais un lien va les unir. L’automne précoce ou l’histoire d’une femme à qui l’on impose un destin qui n’est pas le sien. Présent. Lola enceinte débarque dans un appartement d’une tour de banlieue habité par l’histoire d’une famille. Passé. Leïla, jeune fille passionnée de danse, est contrainte de se marier à un homme qu’elle ne connaît pas. Moa-Leïla Des arbitres assis sur des murs se relaient des informations sur une scène dont seul le premier arbitre est le témoin direct. La scène...

  • L’Automne Précoce de Kazem Shahryari

    Après « Couleurs de Femmes l’Été » Kazem Shahryari présente au Lucernaire, un second volet évoquant la place des femmes dans nos sociétés européennes, qui a pour titre : « L’Automne précoce ». Pour les besoins de la cause, les scènes présentées ou différents tableaux seront rebaptisés : « Indices » - La première scène, un peu macabre et néanmoins ludique peut être perçue comme un prologue où le symbolisme intriguera le spectateur en mal d’explications. Puis viendront les « sutures » jonctions faites entre passé et présent. L’action se déroule dans un appartement situé dans une grande tour de...

  • Libre et engagé

    Kazem Shahryari Poète d’origine iranienne, réfugié en France depuis presque trente ans, Kazem Shahryari a fondé en 1986 l’Art Studio Théâtre, un lieu désormais installé dans le 19e arrondissement ouvert aux compagnies. Animateur d’ateliers de formation, directeur de deux collections aux Éditions l’Harmattan, il a publié une dizaine de recueils de poèmes et, depuis peu, des pièces de théâtre. C’est à l’occasion de sa résidence au théâtre Jean-Vilar de Vitry qu’il créé le diptyque Couleurs de femmes. Le premier volet s’intitulait Couleurs de femmes l’été et le second L’automne...

  • Un automne et deux approches de la simplicité au théâtre

    La pièce, L’automne précoce, créée en novembre 2009 au Centre culturel Jean-Houdremont de La Courneuve, est riche de plusieurs thèmes. Le thème central est celui du mariage forcé, celui de Leïla, qui se termine tragiquement, par sa mort comme par celle de son mari désigné, lui-même victime. Mais c’est aussi celui de l’absence de communication dans de grands ensembles où règnent solitude et misère. A cet égard, la relation de la concierge, acariâtre et peut–être raciste et d’Africa, qui connaît mieux que quiconque la mémoire d’un espace qui pourtant n’est pas celui de sa naissance, et son...

La Passion Léo

  • Lettre de Philippe Clandel

    Cher Monsieur Shahryari, Le spectacle que vous nous avez montré hier : « La passion Léo » , nous a emmenés, ma femme et moi, au cœur de l’œuvre et de la vie passionnée de Léo Ferré, et de son double, Léo, l’homme, à travers un voyage dans notre XXeme, et ce XXIeme qui commence, dont Malraux a dit qu’il serait spirituel ou ne serait pas... Léo( Paul Soka) et l’icône Léo Ferré qu’il représente est accompagné par Jade, la jeune femme qui écrit dans la nuit. Est-ce un article, une biographie, ou son journal ? Ma femme pense que c’est une longue lettre d’amour à l’artiste et à l’art, moi je...

  • Critique de Priscilla

    C’est mon professeur de français qui nous a fait découvrir les chansons de Léo Ferré. Elle a apporté aussi les CD de poèmes. C’est vrai qu’on retient mieux Rimbaud, comme ça, chanté, et qu’on le comprend mieux. Je connaissais le dormeur du val à la base je n’ étais pas vraiment fan. Mes parents aiment Léo Ferré et j’avais entendu des disques mais c’est vraiment cette année qu’avec mes amis on l’écoute. Elle nous a parlé du livre et la pièce de Jocelyne Sauvard. La passion Léo n’a rien à voir avec le théâtre qu’on a étudié, et le théâtre Art studio nous a plu. C’est pas grand mais la scène...

  • Critique d’Aude Ancellier

    Dès que la boîte noire de l’Art Studio Théâtre s’ouvre, on est saisi par la musique, et tout surpris d’entrer par effraction dans l’intimité de Jade, écrivain, en train de chercher à travers ses souvenirs et ses notes. Pieds nus, Jade (Lydie Marsan) piétine les tapis, carnet et stylo en main avant de s’asseoir devant son ordinateur. Au- dessus d’elle, immédiatement fascinante, l’image de Rimbaud, et épinglés aux murs, les pochettes d’album, les recueil de l’artiste sur lequel elle planche : Léo Ferré. Chanteur, poète, musicien, agitateur d’idées, artiste emblématique et énigmatique de...

  • Kazem Sharyari

    Kazem Shahryari, écrivain et directeur de l’ARt Studio Théâtre à Paris Une revue doit offrir un regard permanent sur le mouvement de la société. Et une revue consacrée à l’art et à la culture doit maintenir un lien constant avec les personnes qui agitent le monde de l’art. Cette revue réussit à faire le constat permanent du mouvement dans les arts et dans la société. Elle est en lien avec ceux qui luttent pour transformer notre société, pour la rendre vivante, par un dialogue permanent, qui se noue à travers les arts. C’est une revue qui travaille autant pour élargir sa propre...

  • Tempête sur les Planches

    Entretiens dans l’émission de Thomas Hahn sur Radio Libertaire (89.4 FM) Tempête sur les planches (du 9 octobre 2011) Interview de Jocelyne Sauvard, Kazem Shahryari, Ethel Brizard et Paul Soka. Un montage de l’émission est à télécharger ici. Le passage intégral sur la Passion Léo, extrait de l’émission (mp3 à télécharger). Plus d’infos sur les programmes de Radio Libertaire.

  • Ferré pour l’éternité

    La romancière et auteur dramatique Jocelyne Sauvard a Léo Ferré dans le cœur et dans l’âme. Sur le chanteur anarchiste, elle a écrit coup sur coup un roman, Léo Ferré, Un artiste vit toujours demain, et une pièce, La Passion Léo. Le roman, très beau, et la pièce, très belle aussi, ont la singularité de mettre l’auteur, Jocelyne Sauvard, ou du moins son double, au cœur de l’action. L’écrivain se raconte en train de traquer, conter, ré-inventer la vie de Léo. Ce pourrait être horripilant mais, comme ce n’est jamais narcissique, c’est magnifique. Voilà à présent le passage à la scène du...

  • émission "Empreintes", hommage à Léo Ferré

    pour écouter l’extrait de l’émission du 30 avril 2011 (ou pour le télécharger en MP3) "Empreintes" sur ID FM (98.0) Hommage à Léo Ferré présenté par Alain Blondel.Invités de l’émission : Jocelyne Sauvard (auteur de la pièce) Ethel Brizard (interprète) Kazem Shahryari (metteur en scène) Retrouver ID FM 98.0 sur internet. Extraits (retranscrits) : Jocelyne Sauvard : « C’est un spectacle fait pour retracer cette « passion Léo » [...] Jocelyne décrit, Lydie Marsan le personnage de Jade en s’exclamant : « Je me demande si elle n’est pas venu m’espionner dans mon bureau pendant...

Le Tableau

  • Point de vue

    « Une chambre d’hôtel, un tableau et deux hommes. Le premier est locataire, le deuxième est un étrange visiteur qui se révèle être le peintre du tableau. Une rencontre insolite sur la place de l’art dans la société. » Le peintre a fait pour son amour ce tableau, un souvenir vivant, une plaie ouverte. Il ne réclame que la guérison pour se libérer du poids de son œuvre ici présente. Tandis que le deuxième homme se présente comme totalement étranger à l’art et à la peinture, le peintre le pousse à reconnaître que son point de vue a beaucoup d’importance, qu’il est le seul guérisseur de cette...

  • Le Tableau au Journal de 13h

    « Deux hommes, une chambre d’hôtel et un tableau, voilà les trois ingrédients du Tableau de Victor Slavkine. L’histoire raconte une rencontre impromptue entre un représentant de commerce, en escale dans une chambre d’hôtel, et un peintre qui fait irruption dans cette chambre. Le peintre a peint le tableau qui se trouve dans la chambre et vient bousculer le client en le questionnant sur « son » tableau. Les deux hommes vont s’affronter verbalement et physiquement autour de la question de l’Art. C’est un huit clos sans temps mort qui nous interpelle et nous interroge sur la place que...

  • Le Tableau de Viktor Slavkine

    Mettre toute son âme dans un tableau, ses espoirs et sa désespérance, c’est le lot de tout artiste. A la limite, cela ne peut être raconté et l’art abstrait fait cela très bien. Ensuite, celui qui regarde aime on pas, s’y retrouve ou non. Pour évoquer agréablement un tel sujet, le comique s’impose voire le clownesque l’un et l’autre constituant une sorte de pudeur puisqu’il est ainsi permis d’aborder ce qui dérange ... agréablement. Ici, nous pénétrons dans la chambre 343. Fichtre ! à défaut d’être un grand hôtel, le bâtiment est vaste. Nous découvrons un homme qui visiblement...

  • Vendredi soir...

    Vendredi soir, vous êtes épuisés, vous avez envie de partir en vacances, L’ Art Studio Théâtre et son équipe vous proposent une escapade théâtrale, Le Tableau, une pièce de Viktor Slavkine né à Moscou en 1935, ingénieur et journaliste, son œuvre est traduite dans de nombreuses langues. Revenons l’univers de l’auteur, nous sommes dans une chambre d’hôtel, deux hommes sont présents, le premier est locataire, il est interprété par Paul Soka, un comédien malicieux, le second, un étrange locataire, joué par Benoît Lavoisier, un acteur lunaire, les deux interprètes sont irrésistibles, les...

Mon Général

  • Broyé par l’histoire

    Mon Général[1] de Marcel Zang est une œuvre dérangeante qui dépeint la relation complexe, névrotique, ambigüe, désabusée, cynique entre la France et ses colonies, mise en scène par Kazem Shahryari, exilé iranien en France. Paris, années 70 : Afrique, Africains, guerre d’Algérie, anciens combattants, général de Gaulle, indépendances, utilitarisme migratoire, Blancs, Noirs, sexe, impuissance, Amour.Comme son père « tirailleur sénégalais », le Camerounais Augustin, dit « Mon Général », voue un véritable culte au général de Gaulle. Il vit entouré de ses portraits dont les discours lui servent...

  • L’imaginaire colonial des scènes françaises

    Marcel Zang, quel est votre parcours ? Marcel Zang : Je suis né au Cameroun, et mes parents m’ont emmené en France à 9 ans. C’est là que j’ai effectué ma scolarité, à Rouen. Après la mort de mon père, je suis venu à Paris, me suis inscrit à la fac à Nanterre, et j’ai commencé à écrire ce que je ne pouvais pas faire du vivant de mon père. J’ai publié des chroniques dans Libération au cours des années 1980, puis l’une de mes nouvelles, Le Regard fruitier. Plus tard, je l’ai transformée en roman, puis en pièce de théâtre, La Danse du pharaon, avant d’écrire L’Exilé, mon premier ouvrage publié...

  • Mon Général

    AUGUSTIN (hochant la tête et marmonnant) Oui… oui… Et mon père était là ce jour-là, en tenue… dans sa tenue militaire de la Première Guerre mondiale, et il l’a vu… il a vu le Général de Gaulle… Mon père Atangana… Fils de Fouda Atangana… Et moi-même… Fils aîné de mon père et petit-fils de Fouda Atangana… Il a entendu le Général avec ses oreilles… comme je m’entends… Mon père m’a dit qu’il était juste là, à même pas deux mètres, qu’il aurait pu toucher le Général de Gaulle s’il avait voulu. (Il embouche la bouteille de vin, puis la repose sur la table.) Et mon père m’a montré ses médailles et ses...

  • Magistral mon Général

    C’est un superbe texte de Marcel Zang que met en scène Kazem Shahryari en ce moment à l’Art Studio théâtre. Superbe à bien des égards, parce qu’outre la vivacité de l’interprétation, la qualité de la mise en scène, il y a le texte de Marcel Zang, passionnant voire dérangeant. Mon général, c’est l’histoire, dans les années 70, d’un vieil Africain de Paris, Augustin dit Gus, amoureux, littéralement, de l’icône de Gaulle, et de ses relations complexes, conflictuelles, avec un entourage à la fois complice – Saïd, le Maghrébin, compagnon des travaux pénibles que réserve la France aux...

  • Mon Général par Simone Alexandre

    Mon Général de Marcel Zang " Mon général " terme qui entraîne, (sous-entend) plus que la disponibilité, pour tout dire, l’adhésion. On accède là à une ferveur quasi bonapartiste. A de certains moments, les peuples sont dans l’attente d’un Sauveur et quand ils croient le reconnaître, ils sont alors capables de donner leur vie pour lui. Augustin - " Gus " pour les intimes - vit sa vénération pour De Gaulle comme une sorte d’aliénation. Nous sommes en 1972, deux ans après la mort du général et ce camerounais est bien entendu allé rendre à Colombey les 2 Eglises, un dernier hommage à...

  • Mon Général de Marcel Zang

    Tout se passe comme vous si vous introduisiez dans le cerveau d’un vieil africain à Paris, et que vous découvriez dans les flaques de ses rêves la figure du Général de Gaulle et celle de Marlène Dietrich. Cela peut nous paraitre complètement fou parce que nous avons oublié que nos frères et sœurs colonisés d’Afrique et d’Indochine se sont trouvés engagés dans les grands évènements de l’Histoire de France pendant la 1ère et seconde guerres mondiales quand ils croyaient de bonne foi, agir pour la bonne cause, la libération de la France « martyrisée », auréolée par sa devise « Liberté,...

  • Mon Général, go home !

    Pour ce qui serait de l’ingratitude de la France vis-à-vis de l’apport des étrangers… Il est clair que depuis six siècles, les rapports entre la France et l’Afrique, disons entre l’Europe et l’Afrique, ne se sont jamais exercés, ou si peu, sur le mode du partenariat, mais plutôt sur celui de la prédation, de dominant à dominé, dont l’expression la plus actuelle est la mondialisation et le néolibéralisme qui ne sont qu’une autre facette de l’impérialisme, de la colonisation et de l’esclavage. Dès lors parler de gratitude ou d’ingratitude à ce niveau de communication verticale, voire de...

  • Je t’aime, moi non-plus

    Marcel Zang est soulagé. Sa pièce Mon général va être « enfin » jouée. Il l’a écrite il y a pourtant à peine un an mais, explique-t-il impa- tient, « un texte dramatique qui n’est pas mis en scène est comme un archet sans violon. Terriblement frustrant ». Du 22 novembre au 21 décembre, l’Iranien Kazem Shahryari comblera le drama- turge camerounais en présentant cette tragicomédie. Dans une écriture incisive, Marcel Zang retrace le destin douloureux de travailleurs immigrés en France pris entre leur interprétation de l’Histoire, leurs conditions de vie et leurs sentiments ambivalents pour...

  • Magazine de la chanson vivante

    samedi 17 novembre 2012 Par Nicolas Choquet avec l’équipe habituelle CARTE BLANCHE A MICHEL SEULS accompagné d’amis musiciens dont TIM LASER et KEI YOSCHIBA. Le metteur en scène et deux comédiens de la pièce "Mon Général" de Marcel Zang, mise en scène de Kazem Shahryari qui se joue à l’Art Studio Théâtre 299, rue de Belleville 75019 Paris - Entrée par le 120bis, rue Haxo 01 42 45 73 25 Une tragi-comédie où se croisent la petite et la grande histoire, qui parle de l’Afrique, des Africains et du Général de Gaulle. Une histoire universelle totalement ignorée. le podcast de...

Terre Secrète

  • Une fratrie d’enfer

    A peine entré dans la petite salle de l’Art Studio Théâtre, le public se retrouve happé par un tourbillon. Celui mené tambour battant par un couple plutôt atypique : Josey l’idiot et Mick le raté. Un intense huis clos entre deux frères, dans la solitude d’une ferme baignée de pluie et de boue, du côté de Cork, où l’Irlandais Sebastian Barry, a placé ses personnages, constamment ballottés entre souvenirs et réalité, fiction et frustrations. Quand la pièce débute, c’est déjà la fin. Le doux dingue, dans son présent éternellement recommencé, joue aux cow-boys et aux indiens avec un frangin au...

  • Critique 8 juin 2006

    Terre secrète, de Kazem Shahryari, d’après Les fistons de Sébastien Barry Le titre originel de la pièce « Boss Grady’s boys » voulait que ses protagonistes soient les fils d’un homme à l’autorité incontestée, ce « boss », chef, voire petit chef , dont le patronyme évoque tellement l’Irlande qu’on a déjà le décor en plus. Kazem Shahryari l’adapte à partir de la traduction élégante et goûteuse d’Emile-Jean Dumay. Il privilégie la référence à la mère, cette terre onctueuse, mais rude et redoutable, au magnétisme aussi prodigieux que les énigmes qu’elle propose à ses fils. On n’a pas eu assez d’une...

Départ et Arrivée

  • Message d’Isa Mercure

    Bonjour à tous, Juste quelques mots désintéressés pour vous encourager vivement à aller voir un spectacle qui m’a particulièrement touchée « départ et arrivée ». C’est émouvant, intelligent, réalisé avec peu de moyens mais beaucoup de talent. Il ne faudrait pas que ce spectacle soit perdu dans la foule anonyme des invitations et des dossiers. Alors, je vous le dis « allez-y, vous ne perdrez pas votre temps ». Amitiés. Isa Mercure 30 novembre...

  • La lettre de Joël HOUZET

    Et si on faisait le point sur la vie culturelle dans le 19ème et sur l’activité de l’élu ? L’ami Kazem Shahryari, Delmot Bolger et l’Art Studio théâtre, 120 bis rue Haxo, présentent Départ et arrivée jusqu’au 8 décembre. Une pièce remarquable, chaleureuse, humaine, tendre et solidaire, à l’image de Kazem. Il s’agit de la version définitive après celle qui avait été présentée au théâtre Jean Vilar à Vitry au printemps dernier et que j’avais été voir. 2 jeunes femmes, irlandaise et kurde, font escale dans la même chambre d’hôtel à 40 ans d’intervalle… Un théâtre du 19ème, un metteur en scène,...

  • Critique par Michèle Taieb

    L’auteur iranien, metteur en scène, poète, mais également directeur de collection et directeur d’ l’Art Studio Théâtre, Kazem Shahryari continue avec bonheur sa collaboration artistique avec l’écrivain irlandais Delmot Borger. Après plusieurs pièces de Delmot Borger mis en scène par K.S dont « prodige », « ombre et lumière d’Avril », chacun s’est senti le besoin de raconter à sa manière, avec ses propres mots, une histoire complémentaire sur deux destins d’exilés, uniques et universelles à la fois. Sur la scène scindée en deux parties, nous suivons chaque histoire en alternance, avec 40 ans...

  • Critique d’Alexandre Laurent

    La grande réussite de cette pièce, c’est que sans oublier qu’on a affaire à une jeune fille irlandaise et à une jeune fille kurde, on va au-delà. On peut se retrouver historiquement là, maintenant, ou après. A travers la poétique de la pièce ou plus simplement à travers le parcours de deux individus, deux jeunes femmes qui sont contraintes à s’exiler, on assiste – et c’est cela qui est remarquable - au parcours de deux émigrées depuis la nuit des temps et je ne l’espère pas jusqu’à la fin des temps, mais cela on ne peut pas en être sûr. Les comédiens sont très bien choisis. La pièce est...

  • Critique de Myrto Reiss

    Dermot Bolger, auteur irlandais, et Kazem Shahryari, d’origine iranienne, ont écrit en tandem cette pièce, qui déborde de cette sensibilité propre aux exilés. Départ et Arrivée nous fait voyager dans l’Histoire, dans le passé, dans les rêves et les désirs de ses personnages, interprétés par cinq comédiens de talent…. Ce double récit mélange le présent cru et le passé onirique, la narration et le dialogue, dans des va-et-vient permanents, à l’image des deux destins croisés, à l’image aussi du voyage du manuscrit de cette écriture à quatre mains… Une entreprise littéraire rare au théâtre…...

  • Critique de Jean-Luc Jeener

    Deux femmes qui ont fait le choix de l’amour croisent leur destin. La nouvelle mise en scène toujours aussi attachante de Kazem Shahryari. Avec une belle distribution. Du théâtre rare. Jean-Luc Jeener Figaroscope (17 novembre 2004)

  • Critique de Paula Jacques

    Je voudrais attirer votre attention sur un spectacle de théâtre. Ce sont des gens qu’on aime bien. Il s’agit d’un homme qui m’a l’air un peu « cinglé » quand même, ce qui est aussi une qualité : il s’appelle Kazem Shahryari. C’est un Iranien qui a immigré en France il y a quelques années et qui, avec ses propres deniers, a ouvert une salle de théâtre dans le 19ième arrondissement, dans une espèce de garage, au bas des tours. Il en a fait un lieu absolument magnifique qu’il entretient avec ses propres deniers, j’insiste, où il fait des créations et des mises en scène tout à fait...

  • Critique de Jean-Marc Stricker

    A l’Art Studio Théâtre, Kazem Shahryari a mis en scène lui-même la pièce dont il est le co-auteur avec Dermot Bolger, histoire là encore d’être exigeant pour des textes fort intéressants. « Départ et Arrivée », c’est le titre : deux jeunes femmes enceintes, en fuite, et en deuil de compagnon, de famille et de paix se croisent dans un petit hôtel de Dublin, l’une irlandaise en 63 en route vers l’Angleterre, l’autre, en 2003, Kurde fuyant la Turquie. Comme Daniel Keene, comme Denise Chalem, les deux auteurs, l’Irano-Français Kazem Shahryari et l’Irlandais, Dermot Bolger, font œuvre utile...

  • N’être rien pour Naître au monde

    Kazem Shahryari met en scène deux jeunes femmes qui deviennent pleinement adultes et elles­-mêmes en gagnant leur liberté. Avec Départ et Arrivée, pièce écrite à quatre mains avec le drama­turge irlandais Dermot Bolger, Kazem Shahryari nous offre une nouvelle fois, en son Art studio théâtre (1), un bel hymne à la liberté et à l’indé­pendance, et surtout deux beaux portraits de femmes. Dublin 1963 et 2003, à qua­rante ans d’intervalle, dans la même chambre d’hôtel mi­nable, Maureen, l’Irlandaise (Lydie Marsan), et Susan, la Kurde (Marilyne Lagrafeuil), en transit pour un ailleurs,...

  • Départ et Arrivée de Kazem Shahryari & Dermot Bolger

    De l’Iran à l’Irlande, pays dont sont respectivement issus nos co-auteurs, de l’ Irlande à la Turquie d’où viennent les personnages... de 1963 à 2003, un mystérieux fil d’ Ariane va servir de trame à ces deux similaires destins. Symboliquement, deux comédiens figureront le père ou l’amant dans l’une et l’autre histoire... Ce faisant, l’autorité paternelle aura même visage et l’amour même figure. A 40 ans d’intervalle, les deux femmes paraitront jumelles. Une seule et même comédienne sera la mère irlandaise et la grand-mère kurde. En dépit des informations, des images véhiculées par les...

Printemps de la Création

  • À l’Art Studio Théâtre avec 45 compagnies et 120 artistes

    Depuis son centre, autant que de sa périphérie, circule le mouvement permanent d’une dynamique qui relie. Tout au long du processus créatif mutuel et réciproque, l’Art Studio protège chacun et chacun protège l’autre. Avec cette œuvre individuelle et collective qui rassemble une centaine d’artistes qu’il a minutieusement choisis, Kazem Sharyari propose de sortir du cercle vicieux de l’exclusion et de l’indifférence dans lequel il se trouve pris et d’autres citoyens créateurs avec lui. C’est un nouveau défi à la force centrifuge de l’individualisme et à celle centripète de...

Bouge de là

  • Bouge de là. Fais tomber les murs et respire libre, poésie !

    « La terre nous est étroite » écrivait Mahmoud Darwich. Dans le sous-sol de ce commissariat parisien, on étouffe plus qu’ailleurs. Hommes, femmes et enfants comptent les minutes qui les séparent d’une expulsion vers l’Afrique. Ils attendent, essuyant les mauvais traitements, le manque d’espace, de nourriture et les insultes qui fusent de la bouche des policiers. On manque d’air, la chaleur y est de Lucifer déplore Georges, le « Grand Georges », le « grand noir » cagé dans ses barreaux. Kazem Shahryari sculpte des visions d’une violence à glacer la parole. Un pilier cerné de matraques...

Opéra pour que le faible

Critiques : Opéra pour que le faible résiste de Kazem Shahryari à partir du 08 avril 2016 La Reprise : Du 30 septembre au 04 novembre 2016 Tous les jeudi, vendredi et samedi à 20h30 Par Laurent Klajnbaum 13 avril 2016 Critique Kazem Shahryari, le...

  • Le songe de Kazem Shahryari

    Sous le régime de Mohammad Reza Pahlavi, très tôt, la passion du théâtre s’empara de Kazem Shahryari et, engagé dans cette voie, il endura censure et répression de l’impitoyable police du Shah, la Savak. On finit par l’emprisonner et il subit une « exécution par simulacre », c’est-à-dire qu’on lui fit croire avec d’autres détenus qu’on allait les fusiller. De cette épreuve, de ce traumatisme qu’il éprouva, Kazem Shahryari devint chauve et je ne puis m’empêcher d’établir une analogie avec le sort de Zâl. Si Kazem Shahryari n’est pas né avec des cheveux blancs, en voyant la mort en face, il...

  • Opéra pour que le faible résiste

    Opéra pour que le faible résiste Par Laurent Grisel Quand nous entrons dans la salle les acteurs sont déjà en mouvement, ils vont en tous sens mais ne se heurtent pas. Leurs pas et leurs paroles sont scandés. Nous sommes plein d’énergie, nous occupons toute la scène, nous allons où ? En Europe. Où il n’y a ni bombardiers ni massacres, du bonheur sûrement. C’est ce point de vue qui est donné, et tenu tout au long de la pièce, en faisant l’unité : celui de ceux qui marchent dans l’espoir d’un apaisement. Et ce qui nous est donné d’un seul coup, par ce mouvement et les musiciens qui...

  • Spectateur sois le bienvenu dans la patrie de Shahryari

    Spectateur sois le bienvenu dans la patrie de Shahryari par Isabelle Renson Avec OPERA POUR QUE LE FAIBLE RESISTE, Shahryari nous offre un spectacle inhabituel. Inhabituel parce qu’il s’y met en scène lui-même non seulement comme acteur mais d’abord comme homme et comme metteur en scène. Sur scène Shahryari sera très vite lui, Kazem tout simplement, qui part de lui, parle de lui, se raconte, raconte l’histoire de l’homme accompagné à l’harmonica par Patrick Hamel (lui-même dans le spectacle tour à tour guitariste et saxophoniste). Ses confidences sont ponctuées de scènes où il...

  • Pour que la chair résiste

    Opéra pour que le faible résiste Par Alain Foix Pour que la chair résiste. C’est toujours à la lettre que Kazem Shahryari risque sa peau dans chacune de ses créations. A la lettre d’un poète, mais un poète qui se prononce et s’écrit « peau-être ». Un poète français né en Iran et qui non seulement habite notre langue, celle de Molière, mais va chercher au creux de ses racines la matière consistante et souple où il taille ses mots singuliers faisant de l’espace du théâtre une chair de la vie. Un théâtre vital, pas seulement vitaliste, pas seulement plein de vitalité, mais où brûle la chair...

  • Par Laurent Klajnbaum

    Opéra pour que le faible résiste Par Laurent Klajnbaum 13 avril 2016 Kazem Shahryari, le poète, nous raconte à chaque fois notre monde. Avec sa nouvelle mise en scène, il fouille tous les territoires sensibles, ceux du théâtre et de notre planète jusqu’à celui de son propre corps, pour trouver la matière à nous interroger sur l’état de nos sociétés et des rapports de force qui s’y exercent. Kazem choisit toujours le vrai, même ténu, maladroit et fragile, à l’efficace ; le pauvre au riche ; la simplicité, non pas contre l’érudition, mais contre la gnose ; les combattants aux dignitaires...

  • Opéra pour que le faible résiste

    Par Laurent Klajnbaum 13 avril 2016 Kazem Shahryari, le poète, nous raconte à chaque fois notre monde. Avec sa nouvelle mise en scène, il fouille tous les territoires sensibles, ceux du théâtre et de notre planète jusqu’à celui de son propre corps, pour trouver la matière à nous interroger sur l’état de nos sociétés et des rapports de force qui s’y exercent. Kazem choisit toujours le vrai, même ténu, maladroit et fragile, à l’efficace ; le pauvre au riche ; la simplicité, non pas contre l’érudition, mais contre la gnose ; les combattants aux dignitaires … Et nous sommes au moment où...